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Laïcité et Intelligence Artificielle
Trouvé à l'URL d'un institut de techno au québec :
Pourtant, il m'apparaît pertinent de se questionner sur l'objectif ultime de nos recherches.
L'efficience de nos outils ne nous permet-elle pas déjà de mettre fin aux injustices sociales et
environnementales, de désamorcer les situations critiques auxquelles l'humanité est
confrontée ? La réponse à cette question se trouve, à mon avis, au plus profond de chacun de
nous
J'ai l'irrésistible envie de rajouter : Prions, mes frères !!:>:))
Comme je le disais à un proche, en aucune manière, l'Intelligence Artificielle n'est un enjeu psychologique ou métaphysique malgré les apparences : le croire serait un pur fantasme. C'est un enjeu social, ça casse des emplois et en comparaison ça relativise la capacité à apprendre de l'homme, qui résiste plutôt au changement et recherche la routine et la certitude. Qui a dit ou même pensé que les recherches scientifiques s'étaient jamais dotées un jour d'un "objectif ultime" ? (En France, "l'objectif ultime", on lui a dit "tu sors des affaires de l'état", du coup et par construction les sciences n'ont pas ou plus "d'objectif ultime"...) Ça sent le Versaillais, le catholique pratiquant maniant une façon de penser et de s'infiltrer à peine voilée...
A+,
Hiramash.
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4 commentaires
Pour avoir moi-même travaillé sur l'intelligence artificielle, je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi.
En effet, tu écris : "en aucune manière, l'Intelligence Artificielle n'est un enjeu psychologique ou métaphysique malgré les apparences : le croire serait un pur fantasme. C'est un enjeu social, ça casse des emplois et en comparaison ça relativise la capacité à apprendre de l'homme"
Certes tels qu'on les vois habituellement, les enjeux psychologiques ou métaphysiques de l'IA sont des fantasmes. En fait, l'IA en tant que telle n'est qu'une technologie ni pire ni meilleure qu'une autre, car pouvant être employée pour le pire et le meilleur.
Mais si l'on travaille sur l'IA, si l'on cherche à la construire, alors le problème est différent : c'est une recherche qui implique une constante redéfinition de son identité, un travail sur soi faramineux. Ce qui m'avait fait écrire ailleurs qu'elle pourrait être notre "pierre philosophale du XXIème siècle".
Car réfléchir sur l'IA, c'est réfléchir sur la vie, mais aussi sur l'âme.
Alors (j'essaie de faire court pour ne pas trop surcharger) oui, l'IA peut être récupérée à droite ou à gauche, mais oui aussi, elle peut (et devrait même) intégrer le laboratoire de l'alchimiste du XXIème siècle qui en faisant de la recherche scientifique, y décèlera le symbole de sa propre quête spirituelle.
Amicalement,
Ephrah.
Je rappelle le contexte : il s'agit d'un institut de technologie au Québec. En fait, ce que la plupart n'admettent pas (et ne respectent pas), c'est que ce n'est pas parce qu'une chose est bonne que tout le monde doit la faire. Ça s'appelle le Libre Arbitre.
Je reste persuadé qu'à l'instar des lopins de terre individuels en ex-Union soviétique (qui étaient 4 à 5 fois plus productifs que les exploitations collectives), ce qui est fait par soi et pour soi est nettement mieux fait que ce qui est fait collectivement (la preuve : ton blog ou mon site, et bien d'autres...), et avec l'ère du Verseau, ça ne va pas s'arranger.
Aussi je n'ai aucun doute sur la qualité d'une démarche spirituelle personnelle, etc, mais tant que cela reste personnel. À l'inverse, les commentaires plus que bizarres du gars que je cite n'ont à mon avis rien à faire dans un institut public. Personne ne permettrait qu'une tierce personne ou institution ne s'immisce dans sa vie privée, genre "belle-mère envahissante" ? Hé bien c'est pareil pour des discours et des influences. Ce ne sont que des mots, et non des actes (violents ou non), et cela a donc le mérite du dialogue. Oui, mais en fait non ! Ni mots, ni actes, car dans un institut de techno, on fait de la techno et c'est tout. Quand au gars, tu "google" sur son nom, tu suis les liens et tu trouve qu'il est effectivement fortement investi sur des mouvements spirituels ou religieux mi-païens mi-new age : Il fait ce qu'il veut, mais le propos sent le prosélytisme et est simplement déplacé dans une planche d'IA...
Il ne lui reste qu'à faire comme tout le monde, avoir son site et s'en servir de tribune.
À trop vouloir toujours rentrer dans un cadre, "monétiser", faire de l'audience, on en oublie le principal : la passion. Ce qui est fait sans passion peut être de bonne qualité, mais n'est jamais "génial".
Alors qu'à travailler en premier lieu pour soi, on peut espérer arriver à une unité d'ensemble. Surtout, on peut arriver à s'extirper du consensus politiquement correct en présentant l'objet de la passion sous un point de vue différent, pas forcément plus objectif (le plus souvent moins en fait), mais permettant en le confrontant à d'autres points de vue, d'avoir une vision d'ensemble elle plus objective du fait de sa relativisation.
Je ne sais pas si je suis très clair :-S
Ceci dit, effectivement, il est en mon sens nécessaire que cela reste privé ! Si l'on a la discipline de mettre d'un coté la science et de l'autre l'ésotérisme, sans chercher tout le temps à faire rentrer l'ésotérisme dans le moule de la science (grosse erreur des théosophes et parapsychologues en mon sens), alors ces deux savoirs, ces deux méthodes peuvent s'enrichir l'une l'autre dans la diversité.
Eliphas Lévi au XIXème siècle le disait déjà : la foi et la science peuvent cohabiter, car jamais elles ne se rencontrent.
Amicalement,
Ephrah.
Encore merci d'avoir du répondant sur mes blogs, et comme je te le disait en privé pas de problème pour mon article sur ton blog, tu es ici le bienvenu...